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LET S GOWEX

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AFFAIRE LETS GOWEX : transmission de la plainte française aux autorités espagnoles 

"France dénonce Gowex pour fraude de plus de 3 millions.La Cour nationale intègre la plainte français et tenter de récupérer l'argent prétendument victime d'une arnaque. Corruption soupçonne le président de Gowex, Genaro Garcia, pourrait nous soustraire des fonds

Le tribunal français a évoqué le nombre de tribunaux d'instruction centrale 1 de la Cour nationale, dirigée Pedraz, une plainte qui recueille six de leurs blessés par la fraude présumée dans l'acquisition des actions de la Société citoyens GOWEX espagnoles.

La fraude possible en France dépasse € 3.000.000, selon des sources de recherche consultés par le SER, qui vont tenter de récupérer cet argent, avec des dizaines de millions en Espagne escroqué des milliers de petits investisseurs.

PLUS D'INFORMATIONS

Genaro García renfloue l'argent Luxembourg et éviter la prison
Genaro Garcia, fondateur de Gowex amateur qui a falsifié les comptes
Pourquoi avoue Genaro Garcia?
En outre, le procureur anti-corruption soupçonne le président de Gowex, Genaro García, non seulement eu un compte de trois millions d'euros en Luxembourg, résultant d'opérations sous le soupçon, mais aussi ont éludé fonds américains.

La recherche, qui a commencé l'été dernier, a permis de révéler que le président de la wifi gratuit distributeur a commencé à fausser le chiffre d'affaires en 2004, avec l'utilisation de diverses procurations, pour donner une apparence irréelle de solvabilité. L'IGAE a confirmé que 97 pour cent des factures GOWEX étaient faux.

Garcia est accusé d'avoir falsifié les comptes Gowex et de l'information économique et financière, ainsi que d'un crime de l'information pertinente."

Traduction approximative d'un article en espagnol disponible en langue originale et dans son intégralité sur le lien suivant :  http://cadenaser.com/ser/2015/04/03/tribunales/1428074456_503926.html

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PLUS D'INFORMATIONS

Genaro García renfloue l'argent Luxembourg et éviter la prison
Genaro Garcia, fondateur de Gowex amateur qui a falsifié les comptes
Pourquoi avoue Genaro Garcia?
En outre, le procureur anti-corruption soupçonne le président de Gowex, Genaro García, non seulement eu un compte de trois millions d'euros en Luxembourg, résultant d'opérations sous le soupçon, mais aussi ont éludé fonds américains.

La recherche, qui a commencé l'été dernier, a permis de révéler que le président de la wifi gratuit distributeur a commencé à fausser le chiffre d'affaires en 2004, avec l'utilisation de diverses procurations, pour donner une apparence irréelle de solvabilité. L'IGAE a confirmé que 97 pour cent des factures GOWEX étaient faux.

Garcia est accusé d'avoir falsifié les comptes Gowex et de l'information économique et financière, ainsi que d'un crime de l'information pertinente.

L’étrange affaire Gowex

 "La société espagnole Gowex, spécialisée dans les réseaux Wi-Fi, a publié des faux bilans pendant quatre ans, avant de faire faillite cet été, entraînant des milliers de petits investisseurs dans la tourmente. Une plainte au pénal a été déposée en France. 

Ils seraient plusieurs milliers en Espagne, quelques centaines en France. Ils ont investi des milliers d’euros, parfois des millions, dans des actions de la société Gowex (ou Let’s Gowex) qui ne valent plus rien.

Le conte de fée de la start-up espagnole s’est arrêté brutalement en juillet 2014. Créée en 1999, l’entreprise installait et gérait des réseaux Wi-Fi. Depuis le milieu des années 2000, son chiffre d’affaires progressait à toute vitesse, en Espagne comme à l’international, France compris (Gowex a installé le Wi-Fi dans le métro de Paris en 2012). Elle s’était lancée en bourse en 2010, sur le marché européen Alternext ainsi qu’aux États-Unis. Son PDG, Jenaro Garcia, avait été élu par le grand cabinet d’audit Ernst & Young « entrepreneur de l’année 2012 », dans la catégorie Innovation.  

En réalité, c’est surtout en comptabilité que Jenaro Garcia innovait. Pendant quatre ans, il a lourdement truqué les comptes de son entreprise pour faire croire à une croissance continue. Gowex était loin d’avoir en exploitation autant de bornes Wi-Fi que prétendu. Plus de 90 % de son chiffre d’affaires apparent provenait de transactions imaginaires réalisées par des sociétés écrans ! Le scandale a éclaté début juillet, suite à une note d’information très critique émise par un cabinet américain, Gotham City Research. L’effet a été instantané. Le 1er juillet, l’action chutait de 50 % à la bourse de Paris, plus de 1,3 million de titres étaient vendus dans la précipitation. Le 2 juillet, la cotation était suspendue. Cinq jours plus tard, Jenaro Garcia avouait la fraude.

Étrange silence en France

En dehors d’un article du site spécialisé Deontofi.com, très peu de journaux français se sont penchés sur ce dossier. Il suscite pourtant bien des interrogations, à commencer par une question élémentaire : comment une fraude aussi massive a-t-elle pu passer inaperçue ?

« Le parcours météorique de Gowex se poursuit », écrit Le Figaro en décembre 2013. « Nous avons conseillé Gowex à l’achat dès août 2011. L’action a été multipliée par seize depuis. Conservez », recommande Le Revenu en janvier 2014.

Trois mois plus tard, le 20 mars 2014, le courtier Aurel BGC conseille de conserver les titres. Il était, il est vrai, dans une situation singulière, puisque Aurel BGC gérait par ailleurs la circulation des actions Gowex en France ! Cité par le magazine Mieux Vivre-Votre argent, le courtier évoque « le modèle vertueux du groupe mêlant récurrence des revenus, capacité à croître dans les villes historiques et signature de nouvelles villes »…  

À noter que le groupe Caisse d’épargne était actionnaire (très minoritaire) de Gowex par l’intermédiaire de sa filiale d’investissement Midi Capital. Elle avait souscrit trois fois au capital, en 2011 et 2012. Apparemment, ses analystes n’avaient rien relevé d’anormal.

Curieusement, des boursicoteurs individuels se montrent plus circonspects. « La valeur est selon moi manipulée à la hausse avec de tout petits ordres (quand il le faut !) et je n'ai aucune confiance en la direction », écrit par exemple le 21 février 2012 l’internaute « Fabrice FL1317 » sur le forum de securibourse.com. « Depuis le début, j'ai comme un doute sur Gowex », renchérit Pasca711 sur le même forum. Évoquant « une comptabilité douteuse »et une « croissance stupéfiante », il conclut : « tous les ingrédients semblent là pour une nouvelle superbe arnaque ». Bien vu.

Dès juillet, l’avocat Frédérik-Karel Canoy a porté plainte contre X auprès du procureur de la République, au nom d’actionnaires français. L’enquête a été confiée au service dit de la « délinquance astucieuse » de la brigade financière de Paris. Si jamais une procédure pénale était lancée, d’autres actionnaires pourront les rejoindre en se portant partie civile. Le conte de fée est terminé, l’heure des comptes tout court a sonné."

Erwan Seznec (eseznec@quechoisir.org)

Article " L'étrange affaire Gowex"  écrit par Erwan Seznec publié le 30 septembre 2014 mis en ligne sur : 

http://www.quechoisir.org/argent-assurance/epargne-fiscalite/placement-financier/actualite-investissement-placement-l-etrange-affaire-gowex/

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"Gowex : les faux comptes font les belles arnaques !

Publié par Gilles Pouzin le 11 septembre 2014

Avant que le scandale n’éclate, Gowex était une start-up internet espagnole dont le cours avait été multiplié par 7 en quatre ans, dopé par des prévisions alléchantes et des résultats spectaculaires. Sauf que ses comptes étaient aussi fantaisistes que ses prévisions. Quand on découvrit le pot-aux-roses, Gowew s’écroula. Mais ce fait divers de délinquance financière ordinaire recèle deux histoires : celle de la fraude et de ses procès en préparation, et celle de la valeur de l’information indépendante qui l’a mise à jour.

Comment réhabiliter l’investissement boursier, tant que les dirigeants de sociétés cotées peuvent trafiquer les comptes et l’information financière sans vrais risques de sanctions dissuasives ? (photo © GPouzin)

 

Comme dans l'affaire Altran, voire dans une certaine mesure l'affaire Vivendi, le patron de Gowex, Jenaro Garcia Martin, 46 ans, voulait croire et faire croire à sa vision grandiose de son entreprise, en dépit d’une réalité bien moins reluisante, espérant peut-être que la réalité rattrape sa fiction.

Gowex était une société spécialisée dans la gestion des réseaux et de leurs interconnexions, devenue leader de l’installation et de la gestion de réseaux Wifi en Espagne. Elle gérait aussi une plateforme de « roaming » (c’est-à-dire de relais entre réseaux mobiles) et un service de publicités géolocalisées sur mobiles. Créée en 1999 sous le nom de Iber Bang Exchange (IBER-X) et rebaptisée Gowex en 2007, la société était contrôlée à 70,3% par son fondateur et ses salariés. Avant cette expérience, le jeune PDG Jenaro Garcia avait débuté dans l’import-export et la finance, chez les courtiers Smith Barney et Prudential Securities, explique une analyse financière du cabinet InResearch recommandant l’achat du titre en octobre 2012.

Gowex s’est introduite en Bourse en 2010. D’abord sur le marché boursier alternatif espagnol, ou Mercado Alternativo Bursatil (MAB), équivalent du marché Alternext, où elle a récolté 6 millions d’euros auprès des investisseurs en leur vendant ses actions à 3,5 euros pièce. Dans la foulée, Gowex a aussi été cotée sur le marché Alternext en France le 15 juin 2010 (sous le code ALGOW), puis aux Etats-Unis (via des certificats d’actions ADR, American depositary receipts) sur le marché OTCQX, une espère de sous-Nasdaq guère plus fréquentable que les deux précédents, aussi appelé « pink sheets » (les pages roses), lieu de nombreuses arnaques et manipulations boursières portant sur d’obscures sociétés parfois sans existence réelle, et surtout sans les mêmes contraintes et contrôles que les marchés réglementés.

Ses comptes étaient florissants. « En 2011, 70% du chiffre d’affaires (80% de la marge brute) provenaient de Gowex Wireless (contre 54% en 2010), avec 52 villes, 15 réseaux de transports et 95 opérateurs (contre 35, 1 et 65 respectivement l’année précédente) », s’enthousiasmait en 2012 une analyse financière de la banque ibérique Bankia (qui fit elle-même faillite la même année). Son chiffre d’affaires gonflait chaque années, pour dépasser 180 millions d’euros en 2013.

En septembre 2012, une analyse du courtier français Aurel BGC recommandait encore d’acheter le titre en mentionnant en annexe, comme la réglementation l’y oblige, le conflit d’intérêt que pouvait représenter les liens d’affaires d’Aurel BGC avec Gowex, car le courtier assurait la liquidité boursière des actions Gowex, moyennant rémunération, ce qui mérite bien quelques conseils enthousiastes pour refourguer plus facilement les dites actions aux investisseurs.

Il faut dire que la société forçait l’admiration : En 2011, GOWEX a rejoint le « Wireless Broadband Alliance » et a reçu le prix de – La Meilleure Société Web. En février 2012, Jenaro Garcia PDG de GOWEX, a reçu le prix de – l’Entrepreneur de l’année – décerné par Ernst & Young dans la catégorie « Innovation ». En 2013, GOWEX a été récompensée en tant que Meilleure Nouvelle Société Cotée » lors de la première édition des « European Small & Mid-Cap Awards», déclarait-elle dans un communiqué renvoyant indifféremment vers Gowex, son agent de liquidité Aurel BGC ou son agence de communication Actifin, pour plus de précisions.

Après un record à 26€, les actions Gowex cotaient encore près de 20€ le 30 juin 2014, avec une capitalisation (valeur boursière totale de l’entreprise) de 1,43 milliard d’euros. Le lendemain, une officine new-yorkaise baptisée Gotham City Research publiait une étude financière de 93 pages expliquant que Gowex avait bien moins de hotspots wifi qu’elle en revendiquait, que 95% de son chiffre d’affaires étaient bidonnés, et que ses actions valaient en réalité zéro. A Paris, ce 1er juillet 2014, le cours chutait de moitié sur Alternext, à 10,71 euros, permettant aux plus réactifs de vendre 1,35 million d’actions aux moins informés, soit cent fois plus que les jours précédents. Le lendemain, mercredi 2 juillet, personne ne pouvait plus vendre, les actions valaient effectivement zéro. Les actionnaires minoritaires possédant 30% du capital avaient tout perdu.

Cinq jours plus tard, dimanche 6 juillet 2014, le « château en Espagne » s’effondrait définitivement. Gowex annonçait sa prochaine mise en faillite, et son PDG Jenaro Garcia démissionnait en avouant avoir falsifié ses comptes depuis au moins quatre ans.

Le décor étant planté, ce fait divers de la délinquance boursière ordinaire est un sujet d’observation passionnant sous l’angle de la déontologie financière, car il n’y a pas une, mais deux affaires Gowex.

Gowex : le recours en justice des victimes françaises !

Alors que la machine judiciaire s’est mise en route et que des procès sont en préparation, comment qualifier juridiquement les culpabilités et responsabilités de cette arnaque rocambolesque ? Deontofi.com explorera cet aspect avec les éclairages de Me Frédérik-Karel Canoy, infatigable avocat des épargnants qui a été le premier à réagir à cette affaire dès juillet 2014 en déposant une plainte auprès du procureur de la République en France, où Gowex est cotée, avec pour objectif de réunir les épargnants français victimes de Gowex, en quête de dommages et intérêts en réparation de leur préjudice, qui pourraient se porter parties civiles si sa plainte déclenchait une procédure pénale.

Gowex : combien vaut une information financière indépendante et intransigeante ?

Jusqu’où aurait pu prospérer l’arnaque de Gowex si Gotham City Research n’avait pas mené son enquête indépendante pour mettre à jour ses fraudes ? Comment une escroquerie financière peut-elle atteindre les proportions d’une affaire Madoff, Enron ou Altran, si personne ne vérifie sérieusement les bobards de ses dirigeants si longtemps couverts par les autorités boursières ? A l’heure de l’info gratuite gavée à la désinformation des communiqués, quelle est la vraie valeur d’une information financière indépendante et intransigeante ? Deontofi.com tentera d’éclairer ses lecteurs sur les conditions de production et les enjeux de l’information financière indépendante à la lumière de l’affaire Gowex."

Extrait de l'article de Gilles Pouzin mis en ligne le 11 septembre 2014

http://deontofi.com/gowex-les-faux-comptes-font-les-belles-arnaques/

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"Le retentissant scandale Gowex met en émoi  la bourse de Madrid et fait des vagues jusqu’à Paris.  Plusieurs centaines d’investisseurs français avaient acheté des actions de ce spécialiste espagnol des réseaux wifi dans les villes, longtemps présenté comme l’une des plus belles réussites du pays,  mais dont le fondateur, Jenaro Garcia, vient d’avouer qu’il avait complètement truqué les comptes. La société, dont la valeur a culminé en bourse jusqu’à 2 milliards d’euros,  a été déclarée en faillite la semaine dernière. Aujourd’hui, ses actions ne valent plus rien ! La « start-up » était cotée à Madrid, au  marché alternatif  de la bourse espagnole. Mais aussi à Paris,  sur le marché NYSE Alternext, ce qui explique la présence de petits porteurs et de fonds d’investissements français parmi les actionnaires grugés.

Plusieurs des victimes françaises de l’arnaque, parmi lesquelles un investisseur qui a perdu 350 000 euros, ont décidé de saisir la justice.  Leur avocat Frederik Canoy, spécialiste de la défense des petits actionnaires, vient de déposer plainte au pôle financier de Paris pour « information trompeuse, abus de confiance, escroquerie,  faux et usage de faux ». Une enquête préliminaire devrait être ouverte. Le scandale met aussi dans l’embarras une dizaine de clients français de Gowex, comme le métro de Paris,  la gare de Marseille, les villes de Bordeaux, Nice, Perpignan  ou Ajaccio,  qui ont fait appel à la société espagnole   pour installer dans les lieux publics des « hotspots »,  autrement dit des points d’accès gratuits à Internet."

Extrait de l'article mis en ligne par François Labrouillère le 18 juillet 2014,

http://www.parismatch.com/Actu/Societe/Info-Match-Des-actionnaires-francais-portent-plainte-576164

Graphique en ligne du cours de l'action, http://www.abcbourse.com/analyses/conseil.aspx?s=ALGOWp

 

Publié le 29/07/2014

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